Télécoms-Macron est d’accord avec une consolidation

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Le Ministre de l’économie Emmanuel Macron n’a montré aucune opposition sur la réduction du nombre d’opérateurs télécoms en France, ce jeudi, pendant que les discussions ont recommencé sur une fusion entre Orange et Bouygues Telecom.

D’après une source proche du dossier, le PDG d’Orange, Stéphane Richard, a évoqué une reprise des négociations avec Bouygues autour du futur de sa filiale télécoms au cours d’un séminaire rassemblant les membres de son conseil d’administration et de son comité exécutif qui s’est tenu lundi.

Orange n’a pas voulu commenter cette information.

« Il s’agit d’une première étape. C’est un chantier qui est rouvert », a lancé la source, d’après laquelle les échanges reposent surtout sur les moyens de dominer les difficultés en termes de concurrence.

L’opération aurait en effet pour finalité de ramener à trois le nombre d’opérateurs mobiles en France avec la création d’un nouveau groupe qui détiendrait 50% de parts de marché dans le mobile comme dans le fixe alors qu’actuellement le nombre d’opérateur est de quatre.

Questionné sur la question, le ministre de l’Économie n’a pas voulu commenté ce qu’il appelle des « rumeurs de marché », tout en indiquant ne pas avoir de « religion » sur le nombre d’opérateurs.

« Je dis et répète que la consolidation n’est pas aujourd’hui souhaitable pour le secteur », avait toutefois supputé Emmanuel Macron il y a six mois quand le nouveau magnat des télécoms Patrick Drahi avait essayé d’avaler Bouygues Telecom.

La maison mère de l’opérateur, Bouygues, avait fini par refusé l’offre faite par Numericable-SFR, anéantissant les espoirs de raffermissement d’un secteur dont les marges et le chiffre d’affaires ont baissé avec l’arrivée d’un quatrième opérateur mobile en 2012.

DISCUSSIONS RÉVEILLÉES

« J’ai eu l’occasion de le dire sur la situation qui s’était présentée avec une offre mais je n’ai pas de religion sur le sujet en général. Ce n’est pas une position de principe », a lancé ce jeudi Emmanuel Macron à Reuters et à l’AFP après une session ministérielle à Matignon.