Mesures d’austérité chez Monsanto

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Monsanto a décidé de mettre en œuvre d’autres mesures d’austérité. Touché par la baisse des ventes des semences transgéniques, le groupe américain va procéder à la suppression de 1 000 emplois de plus dans le monde, portant ainsi à 16 % la diminution de ses effectifs globaux d’ici à 2018 pour économiser

En octobre, Monsanto, avait pour son herbicide Roundup, annoncé la suppression de 2 600 emplois (13 % de ses effectifs) et la fermeture des sites pour économiser 500 millions de dollars (465 millions d’euros) par an.

Pas de détails sur les régions

Monsanto n’avance aucun détail sur les régions ou sur les fonctions qui seront touchées. Il souligne simplement que la baisse d’effectifs variera d’un pays à un autre.

Le groupe va également procédé à la fermeture des sites, décrier des actifs et clore certains contrats commerciaux, d’après des documents envoyés mercredi 6 janvier à la Securities and Exchange Commission (SEC), l’organisme fédéral américain de réglementation et de contrôle des marchés financiers.

Globalement, cette grande réorganisation devrait avoir un coût de 1,2 milliard de dollars (1,1 milliard d’euros), dont une partie qui sera injectée dans les indemnités de licenciement, alors qu’il était question de 900 millions de dollars (837 millions d’euros) au départ.

Pendant ce temps, à Wall Street, le titre baissait de 0,14 %, à 96,60 dollars, vers 15 h 45 (16 h 45 à Paris), diminuant ses pertes de début de séance.

Passe ardue

Monsanto passe en ce moment par des difficultés suite à la baisse des prix des matières premières agricoles et de l’évaluation du dollar qui augmente le coût des produits pour les agriculteurs des pays émergents.

Il a enregistré aussi une perte nette de 253 millions de dollars (235 millions d’euros) au premier trimestre et a constaté une baisse de 13,7 % des ventes de semences transgéniques, qui est le produit duquel, il tire ses revenus.

En attendant que la demande agricole ne se redresse, le groupe de Saint-Louis (Missouri, Centre) veut la croissance externe à travers une fusion avec un autre acteur du secteur. Il est en ce moment en pourparlers avec le suisse Syngenta, qui l’a déjà repoussé une première alors qu’il avait proposé 45 milliards de dollars.